The Project Gutenberg EBook of Considrations gnrales sur l'tat actuel
du Japon, by Charles de Montblanc

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Title: Considrations gnrales sur l'tat actuel du Japon

Author: Charles de Montblanc

Release Date: August 22, 2009 [EBook #29758]

Language: French

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Considrations gnrales sur l'tat actuel du Japon

PAR

Le Comte Charles de Montblanc

Discours prononc  l'assemble gnrale de la socit de gographie
Le 15 dcembre, 1865.


Extrait du bulletin de la socit de gographie

(Janvier 1866)


Imprimerie de E. Martinet
Paris

1866




CONSIDRATIONS GNRALES SUR L'TAT ACTUEL DU JAPON


Les tudes gographiques empruntent un intrt spcial  la facilit si
grande des communications actuelles. Cette facilit nous a tellement
familiariss avec les produits des pays les plus loigns, que nous ne
nous tonnons plus de les voir  chaque instant autour de nous, dans nos
vtements, sur nos tables, dans nos habitations, partout  l'talage de
nos boutiques. Par cela mme, il ne nous est plus permis d'ignorer
aucune contre du monde, lorsque toutes concourent presque simultanment
 la satisfaction de nos besoins.

Ce courant cre forcment entre les socits humaines un lien de
solidarit que toutes reconnaissent et devant lequel s'est en dernier
lieu inclin le Japon. Depuis une dizaine d'annes, ce pays est sorti de
son mystrieux isolement. Des lignes de bateaux  vapeur le relient
aujourd'hui  l'Europe, et Marseille n'en est plus spar que d'un
trajet de cinquante jours. A l'extrmit de cette route, nous pntrons
dans l'empire du Soleil-Naissant, dont l'ensemble gographique nous est
parfaitement retrac dans l'excellente carte due au travail de M. V. A.
Malte-Brun, l'honorable secrtaire gnral de notre Commission.

J'ai eu l'heureux loisir de visiter et d'tudier cet intressant empire.
Les notions que j'en possde ont toutes t puises  des sources
japonaises, minutieusement contrles les unes par les autres. Je
retracerai la physionomie de ce pays dans un rapide expos, pour lequel
je vous demande, mesdames et messieurs, toute votre indulgence.

Au premier abord, on est tent de rapprocher moralement les Japonais des
Chinois. En ralit, les Japonais possdent une valeur individuelle et
sociale qui les distingue profondment de leurs voisins. Non-seulement
ces deux nations sont diffrentes, mais elles prsentent dans leur
comparaison des oppositions directes: ainsi toutes les deux possdent un
caractre dominant, mais contraire. En Chine, le mobile principal des
actions est l'intrt matriel  l'exclusion presque entire des besoins
moraux. Au Japon, ce mobile est moral, et si le sentiment d'honneur, qui
en est l'expression, prend chez eux une direction souvent fausse, il
n'en reprsente pas moins un des plus nobles besoins de la nature
humaine et demeure, pour l'homme qui le possde, un stimulant nergique
de progrs vritable. Le rapport des moeurs  l'esprit des
institutions prsente, chez les deux peuples, les mmes contrastes, et
nous offre un exemple curieux de l'inefficacit des institutions 
raliser seules et reprsenter par elles-mmes une direction sociale. En
Chine, les principes de l'organisation sont conformes  notre idal
moderne. Ils sont entirement dmocratiques et autorisent toutes
liberts. Malgr cette base, qui devrait tre fconde en noble
mulation, le peuple chinois est certainement un peuple dgrad. Au
Japon, l'organisation sociale n'est dmocratique qu' la base par la
libert donne  toutes les capacits de conqurir de hautes positions
en dehors des avantages de la naissance; mais, dans son expression
gnrale, la socit japonaise est aristocratique, et le peuple,
gouvern par cette aristocratie, est fier dans ses allures, indpendant
dans son courage, noble dans ses aspirations. Ces phnomnes, en
dsaccord avec nos ides modernes, prouvent simplement l'influence
prpondrante des moeurs, et le fait est naturel, car une socit se
compose d'hommes libres dans leur moralit, et non pas de syllogismes
incarns.

La fiert des moeurs japonaises se traduit dans le privilge de porter
deux sabres: le plus court est, en certaines circonstances, une arme de
suicide. Il permet  celui qui le porte et qui a mrit la mort, de
s'affranchir de la honte, de la violence et de la dgradation
qu'entrane forcment le contact d'un bourreau. Il permet  cette mort,
ainsi affranchie et volontairement accepte comme expiation, d'tre un
retour vers la dignit humaine, un moment oublie dans la faute, au lieu
d'tre le sacrifice outrageant de cette dignit sur l'autel de
l'infamie. Cette faon de considrer le suicide le transforme
quelquefois en un duel, lorsque la dignit blesse se complique d'un
dsir de vengeance directement impossible. Si un Japonais est bless
dans son honneur par un homme dont il ne puisse tirer personnellement
satisfaction, il s'ouvre les entrailles, et rejette par cet acte sur son
adversaire une dclaration de _vendetta_, dont la famille, les amis et
les serviteurs du suicid poursuivent passionnment l'excution.
Celle-ci est ordinairement prvenue par la mort volontaire du
provocateur.

Un peuple qui donne une place si importante au sentiment de l'honneur
doit attacher un grand prix  l'expression de mutuelle considration.
C'est ce qui se produit au Japon, o le respect se manifeste surtout
dans l'extrme politesse qui prside aux relations. Tout y est soumis 
l'observance de rgles prcises, qu'un Japonais n'oublie jamais et dont
le code de la politesse fixe chaque dtail. Dans cet ordre, rentre le
respect dont sont entoures les femmes au Japon,  ct cependant d'une
licence de moeurs qui s'tale comme la chose du monde la plus
naturelle.

Les extrmes se touchent partout; mais, sous ce rapport, le Japon est la
terre privilgie des contrastes. On y voit la rserve et la modestie se
confondre avec la licence, l'arbitraire en harmonie avec le sentiment de
la dignit individuelle, la simplicit des moeurs sociales en accord
parfait chez les mmes individus avec le luxe fodal, l'aristocratie en
socit avec la dmocratie, la dfiance administrative en paix avec la
confusion des pouvoirs, et toujours la politesse en relation avec tous.

Cette politesse de moeurs se traduit encore par le soin des personnes,
la propret des habitations, le fini artistique des objets d'usage
journalier. Dans les villes, les rues sont droites et alignes; dans les
campagnes, la culture est soigne comme en des parcs d'agrment; partout
les moyens de communication sont faciles.

La frquence des voyages intrieurs a introduit chez ce peuple une
solidarit d'intrts en opposition avec le rgime fodal, qui tend 
l'isolement des provinces.

Autrefois, ces intrts n'avaient qu'une valeur locale; aujourd'hui, ils
rayonnent vers l'Europe, lui demandent la satisfaction de besoins
nouveaux et provoquent de nouvelles sources d'activit dans une voie
rciproquement utile.

Par le nombre et la densit de ses habitants, le Japon offre 
l'tranger un vaste dbouch pour un grand nombre de ses produits.

Par la richesse du sol et l'industrie des indignes, ce pays peut nous
donner en change de prcieuses marchandises d'exportation vers
l'Europe. Tous les renseignements sont unanimes  dsigner le Japon
comme un pays exceptionnel sous le rapport du nombre et de la richesse
de ses mines. Un seul renseignement donnera une ide suffisante de
l'abondance et de la facilit d'exploitation de l'or. Avant l'arrive
des trangers, ce mtal valait  l'intrieur quatre fois seulement son
poids d'argent, au lieu de quinze fois et demie comme chez nous. Tous
les produits des industries extractives sont abondamment reprsents au
Japon, o la surface du sol est aussi prodigue de trsors que les
entrailles de la terre.

L'exportation du th a dj pris une importance considrable. La feuille
de cet arbuste est, au Japon, d'excellente qualit; mais, comme elle
est, dans le pays, employe naturelle, les ngociants trangers, pour
satisfaire  la consommation europenne, habitue aux ths prpars de
Chine, sont obligs d'expdier d'abord en Chine les ths japonais. L,
ils reoivent, avant d'arriver en Europe, une prparation particulire.
On sait, en effet, que, dans le Cleste Empire, les feuilles sont
torrfies et reoivent un parfum tranger  l'aide de plusieurs
plantes, entre autres par la fleur d'un jasmin sauvage. Les matires
premires que peut nous fournir la terre japonaise sont abondantes et
varies, mais elles sont trop nombreuses pour recevoir ici une mention
spciale  chacune d'elles.

Au point de vue du luxe et de la curiosit, c'est  l'industrie
japonaise qu'il faut faire appel: les porcelaines, les maux, les
laques, les bronzes, les aciers, les broderies, certains tissus de soie,
sont autant d'articles dans lesquels les Japonais sont matres. Tous ces
produits se distinguent par l'excellence des matires, la beaut du
travail, l'lgance des formes, l'originalit de la main-d'oeuvre. Ils
nous rvlent des dispositions artistiques, qui prendront certainement
un dveloppement nouveau au contact de la civilisation europenne.

Sous tous les rapports, les Japonais sauront profiter de l'exprience
occidentale; car ils possdent un ardent dsir d'apprendre et une
singulire aptitude au progrs qui les sparent de tous les autres
Orientaux. Dans ce dveloppement, plusieurs causes faciliteront, ou
bien, au contraire, retarderont l'impulsion dfinitive.

Toutes ces causes peuvent se formuler en une seule: en effet, le progrs
dont le peuple japonais est susceptible s'affirmera en raison de la
nettet de la politique intrieure; mais cette politique elle-mme
dpendra de la conduite qu'adopteront  son gard les puissances
trangres.

La ligne prcise de cette conduite est naturellement trace, car,
non-seulement il y a quation relle entre les intrts de l'Europe et
ceux du Japon, mais encore, malgr certaines apparences contradictoires,
accord d'impulsion. Nous n'avons rien  sacrifier. Travailler dans le
sens le plus large  nos intrts vritables, ce sera en mme temps
suivre la route la plus profitable  la civilisation japonaise. Vers ce
double but, la voie nous est ouverte, et, loin d'avoir  lutter, nous
n'avons qu' suivre le courant. Ce qui simplifie encore la question,
c'est que ce courant est lgal, et qu'il renferme la puissance
matrielle.

Aujourd'hui, nos relations sont excessivement superficielles: sur trois
points seulement ont lieu quelques transactions de marchands 
marchands, quelques commandes gouvernementales, quelques confrences
officielles, et c'est tout. Pas de socit, pas d'action commune, pas
d'alliance relle, pas de travail europen. Or tout cela, nous pouvons
le raliser.

Ce qui, jusqu' prsent, a fait obstacle  cette ralisation, c'est que
nous sommes rests dans les errements des premires dmarches forcment
errones dans un pays dont on ne connaissait pas la constitution
sociale.

Lorsque le commodore Perry se prsenta avec son escadre dans la baie de
Ydo, il fut mis en rapport avec les autorits locales. Le chef
suprieur de ces autorits tait le Takoune, auquel fut impos ce
trait qui servit d'exemple aux nations europennes. Par ce trait, le
Takoune disposait de son administration, en ouvrant, non pas quelques
ports au Japon qu'il ne gouverne pas, mais bien quelques ports des
territoires morcels confis  son gouvernement.

De l'anxit produite par l'illgalit de l'autonomie qu'il avait t
forc de prendre en cette circonstance, le Takoune passa  la joie de
se voir considr comme souverain du Japon, et de profiter seul des
relations tablies. Cette joie fut de courte dure, et les anxits
revinrent avec les embarras d'une position illgale, qu'il n'avait pas
la force de lgitimer.

Les trangers, qui n'taient pas dans le secret de cette position,
voyaient le Takoune agir comme un souverain, et en conclurent  la
souverainet du Japon. La mprise n'et pas t grande, si ce prince et
eu le pouvoir de sauvegarder son rle vis--vis de l'tranger.
Malheureusement, tous les actes de son administration montrent qu'il ne
possde pas  l'intrieur l'autorit dont il veut conserver l'apparence
 l'extrieur, au dtriment de son propre pays comme au dtriment de
l'tranger.

La premire atteinte que reut la croyance en la souverainet takounale
fut produite par la rvlation de l'existence et de l'action prouves
d'un Mikado, dont on fit cependant prompte justice, en le considrant
comme pontife chef de la religion. Comme cela, tout allait encore bien:
le Takoune tait l'empereur temporel du Japon, le Mikado en tait
l'empereur spirituel.

Le doute en la souverainet du Takoune fut plus srieusement provoqu
par l'inexcution des traits conclus et la manire d'agir,  cet gard,
de l'administration mme du Takoune. Il fallut bien se demander d'o
naissaient les difficults. La rponse fut donne par les restrictions,
les hsitations et les demi-confidences invoques par le gouvernement du
Takoune  titre d'excuses.

On s'aperut alors que le Takoune n'tait pas aussi empereur temporel
qu'on l'avait cru dans le commencement, et que ce prince n'tait pas
indpendant dans son pouvoir. Du premier rang, il tomba au second; et
l'on sait aujourd'hui que mme ce second rang ne lui appartient pas.

En effet, le Japon ne forme pas un empire sous un gouvernement unique.
C'est une confdration fodale ayant  sa tte le Tneshi ou Mikado,
autour duquel sont groups les grands princes suzerains du pays.

Ces princes Damios possdent l'entire suzerainet de leurs tats. Ils
ont leur arme, leur marine, leurs finances, leur administration, leur
justice. Le Takoune ne peut, sans dclaration de guerre, franchir leurs
frontires qu'avec leur autorisation.

Quant au Takoune, il est mandataire du Mikado. Dans l'ordre
administratif du Kouandshiokou, il occupe le quatrime rang; dans
l'ordre honorifique des Ika, il ne vient qu'en cinquime. Il ne possde
pas l'autonomie de son pouvoir, et n'en peut conserver la puissance
qu'en agissant comme mandataire. C'est prcisment pour avoir abandonn
ce rle en usurpant,  l'exclusion de tout autre pouvoir, l'initiative
souveraine vis--vis des trangers, qu'aujourd'hui sa faiblesse est
grande.

Le lien de fodalit fut rompu. Les Damios ne considrent plus le
Takoune comme mandataire du Mikado. En signe de rupture, ils ne se
portrent  aucune violence, mais firent revenir dans leurs tats
respectifs les membres de leur famille en rsidence  Ydo.

Il fallut les laisser faire; car, en dehors de la puissance suprieure
des Damios, le Takoune ne peut compter sur sa grande administration
compose de feudataires qui ont usurp  son gard l'autonomie que
lui-mme a usurpe sur le Mikado.

Ce morcellement moral se complique du morcellement matriel des tats
soumis  son autorit, lesquels sont diviss en fractions spares sur
l'tendue du territoire japonais.

Enfin, toutes les circonstances qui dterminent la position spciale du
Takoune, suscitent autour de lui des influences de personnalit qui
donnent  son ministre, le gorodjio, une instabilit exclusive de tout
plan de conduite suivie.

Ces influences provoquent  leur tour un sentiment de dfiance gnrale,
d'o naquit depuis longtemps ce systme d'espionnage sur lequel repose
le gouvernement takounal.

A toutes ces causes de faiblesse s'ajoute le danger du rveil du Mikado,
qui, jusqu' prsent, est rest plong dans une lthargique fainantise.

Cet tat est d'autant plus grave pour le Takoune que ses faiblesses
n'ont pas leur correspondance chez les Damios. Ces suzerains gouvernent
leurs tats directement par des agents dlgus et rsument en eux-mmes
l'unit d'action sur un territoire homogne.

De tous ces faits il rsulte que le Takoune, qui aurait d tre un
guide srieux de la politique trangre, ne peut inspirer aujourd'hui
qu'une confiance limite, mme dans sa propre sphre, par suite des
influences contradictoires qui psent sur son administration. C'est
ainsi que l'anne dernire, l'ambassadeur Ikda,  son retour  Ydo,
fut reconnu coupable de sympathie pour l'tranger, et sa condamnation
nous dcouvre cette nouvelle pe de Damocls, dsormais suspendue sur
nos relations avec un agent du Takoune.

A cause mme de tous ces principes de faiblesse, le Takoune veut
aujourd'hui monopoliser  son profit l'alliance trangre; tout en ne
lui donnant pas satisfaction, il dsire en conserver le privilge.

Pour cela, il nous fait un pouvantail des Damios suzerains, qu'il nous
montre comme un obstacle  l'excution des traits, lorsqu'au contraire,
tous les plus puissants d'entre eux sont favorables  l'tranger.

Il aurait t si facile au Takoune de se fortifier, entour d'une juste
considration, en protgeant dans sa sphre les relations extrieures.
Au lieu de cela, c'est lui-mme qui fait obstacle  des relations
intimes et gnrales, en s'interposant d'une faon exclusive entre le
Japon et l'Europe, tandis que les princes poursuivent, dans la libert
de leur autonomie, d'utiles et d'amicales relations au dehors. Ils
achtent les instruments de la science et de l'industrie occidentale.
Ils ont des tudiants en Hollande, en Angleterre, et bientt ils en
auront partout. Ils s'instruisent par des missions importantes composes
de hauts personnages qui parcourent l'Europe et se montrent en tout
aussi rservs qu'intelligents.

Certes, il y a l un fait devant lequel il est impossible de rester
indiffrent, quand on y voit que la civilisation d'un peuple peut tre
un moyen d'action sur l'extrme Orient tout entier, et, de plus, la
possibilit d'un dveloppement immense pour les intrts de l'Europe.

Les Japonais prsentent le grand spectacle d'un peuple jeune et
progressif au milieu de la torpeur asiatique; d'un peuple qui veut avant
tout s'instruire et s'amliorer, et qui, quoique plac au fond de cet
extrme Orient, tout repli sur lui-mme, ne repousse aucun matre.

Avec les germes fconds que possdent les Japonais dans les ressources
physiques de leur pays, dans les ressources morales de leur caractre et
mme de leurs moeurs sociales, ils peuvent conqurir une forme de
socit qui leur assurera une grande place comme peuple.

Aussi, c'est avec joie que nous saluons l'aurore d'une civilisation
nouvelle qui dsire se rapprocher de la ntre pour travailler en commun
au progrs des destines humaines.

   LE COMTE DE MONTBLANC.






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receive a refund of the money (if any) you paid for it by sending a
written explanation to the person you received the work from.  If you
received the work on a physical medium, you must return the medium with
your written explanation.  The person or entity that provided you with
the defective work may elect to provide a replacement copy in lieu of a
refund.  If you received the work electronically, the person or entity
providing it to you may choose to give you a second opportunity to
receive the work electronically in lieu of a refund.  If the second copy
is also defective, you may demand a refund in writing without further
opportunities to fix the problem.

1.F.4.  Except for the limited right of replacement or refund set forth
in paragraph 1.F.3, this work is provided to you 'AS-IS' WITH NO OTHER
WARRANTIES OF ANY KIND, EXPRESS OR IMPLIED, INCLUDING BUT NOT LIMITED TO
WARRANTIES OF MERCHANTIBILITY OR FITNESS FOR ANY PURPOSE.

1.F.5.  Some states do not allow disclaimers of certain implied
warranties or the exclusion or limitation of certain types of damages.
If any disclaimer or limitation set forth in this agreement violates the
law of the state applicable to this agreement, the agreement shall be
interpreted to make the maximum disclaimer or limitation permitted by
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provision of this agreement shall not void the remaining provisions.

1.F.6.  INDEMNITY - You agree to indemnify and hold the Foundation, the
trademark owner, any agent or employee of the Foundation, anyone
providing copies of Project Gutenberg-tm electronic works in accordance
with this agreement, and any volunteers associated with the production,
promotion and distribution of Project Gutenberg-tm electronic works,
harmless from all liability, costs and expenses, including legal fees,
that arise directly or indirectly from any of the following which you do
or cause to occur: (a) distribution of this or any Project Gutenberg-tm
work, (b) alteration, modification, or additions or deletions to any
Project Gutenberg-tm work, and (c) any Defect you cause.


Section  2.  Information about the Mission of Project Gutenberg-tm

Project Gutenberg-tm is synonymous with the free distribution of
electronic works in formats readable by the widest variety of computers
including obsolete, old, middle-aged and new computers.  It exists
because of the efforts of hundreds of volunteers and donations from
people in all walks of life.

Volunteers and financial support to provide volunteers with the
assistance they need, are critical to reaching Project Gutenberg-tm's
goals and ensuring that the Project Gutenberg-tm collection will
remain freely available for generations to come.  In 2001, the Project
Gutenberg Literary Archive Foundation was created to provide a secure
and permanent future for Project Gutenberg-tm and future generations.
To learn more about the Project Gutenberg Literary Archive Foundation
and how your efforts and donations can help, see Sections 3 and 4
and the Foundation web page at http://www.pglaf.org.


Section 3.  Information about the Project Gutenberg Literary Archive
Foundation

The Project Gutenberg Literary Archive Foundation is a non profit
501(c)(3) educational corporation organized under the laws of the
state of Mississippi and granted tax exempt status by the Internal
Revenue Service.  The Foundation's EIN or federal tax identification
number is 64-6221541.  Its 501(c)(3) letter is posted at
http://pglaf.org/fundraising.  Contributions to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation are tax deductible to the full extent
permitted by U.S. federal laws and your state's laws.

The Foundation's principal office is located at 4557 Melan Dr. S.
Fairbanks, AK, 99712., but its volunteers and employees are scattered
throughout numerous locations.  Its business office is located at
809 North 1500 West, Salt Lake City, UT 84116, (801) 596-1887, email
business@pglaf.org.  Email contact links and up to date contact
information can be found at the Foundation's web site and official
page at http://pglaf.org

For additional contact information:
     Dr. Gregory B. Newby
     Chief Executive and Director
     gbnewby@pglaf.org


Section 4.  Information about Donations to the Project Gutenberg
Literary Archive Foundation

Project Gutenberg-tm depends upon and cannot survive without wide
spread public support and donations to carry out its mission of
increasing the number of public domain and licensed works that can be
freely distributed in machine readable form accessible by the widest
array of equipment including outdated equipment.  Many small donations
($1 to $5,000) are particularly important to maintaining tax exempt
status with the IRS.

The Foundation is committed to complying with the laws regulating
charities and charitable donations in all 50 states of the United
States.  Compliance requirements are not uniform and it takes a
considerable effort, much paperwork and many fees to meet and keep up
with these requirements.  We do not solicit donations in locations
where we have not received written confirmation of compliance.  To
SEND DONATIONS or determine the status of compliance for any
particular state visit http://pglaf.org

While we cannot and do not solicit contributions from states where we
have not met the solicitation requirements, we know of no prohibition
against accepting unsolicited donations from donors in such states who
approach us with offers to donate.

International donations are gratefully accepted, but we cannot make
any statements concerning tax treatment of donations received from
outside the United States.  U.S. laws alone swamp our small staff.

Please check the Project Gutenberg Web pages for current donation
methods and addresses.  Donations are accepted in a number of other
ways including checks, online payments and credit card donations.
To donate, please visit: http://pglaf.org/donate


Section 5.  General Information About Project Gutenberg-tm electronic
works.

Professor Michael S. Hart is the originator of the Project Gutenberg-tm
concept of a library of electronic works that could be freely shared
with anyone.  For thirty years, he produced and distributed Project
Gutenberg-tm eBooks with only a loose network of volunteer support.


Project Gutenberg-tm eBooks are often created from several printed
editions, all of which are confirmed as Public Domain in the U.S.
unless a copyright notice is included.  Thus, we do not necessarily
keep eBooks in compliance with any particular paper edition.


Most people start at our Web site which has the main PG search facility:

     http://www.gutenberg.org

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including how to make donations to the Project Gutenberg Literary
Archive Foundation, how to help produce our new eBooks, and how to
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